Pourquoi comprendre ne suffit pas toujours à changer

Pourquoi comprendre ne suffit pas toujours à changer

Il arrive que l’on comprenne parfaitement ce qui nous arrive.

On sait d’où vient notre peur de déplaire. On a identifié les blessures qui influencent nos relations. On reconnaît les situations qui déclenchent notre anxiété ou notre besoin de contrôle.

Et pourtant, lorsque la situation se présente à nouveau, la même réaction revient.

On se tait alors que l’on voulait parler. On dit oui alors que l’on pensait non. On s’accroche à une relation que l’on sait douloureuse. On se met sur la défensive ou l’on se coupe de ce que l’on ressent.

Après coup, on se demande parfois :

« Mais pourquoi est-ce que je continue, alors que j’ai compris ? »

Dans mon cabinet, cette question revient souvent. Elle ne traduit pas un manque de volonté ni un échec personnel. Elle montre surtout que comprendre une réaction et pouvoir la transformer sont deux choses différentes.

Femme pensive assise près d’une fenêtre, illustrant le décalage entre la compréhension mentale et les réactions du corps

Comprendre est important… mais ce n’est pas toujours suffisant

Mettre du sens sur son histoire peut déjà apporter beaucoup.

Comprendre permet de sortir d’une vision culpabilisante de soi. On réalise que l’on n’est pas « trop sensible », « trop compliqué·e » ou incapable de changer. On découvre que certains comportements se sont construits pour répondre à une situation, préserver une relation ou éviter une souffrance.

Cette prise de conscience est précieuse.

Mais elle reste parfois très mentale.

La personne sait expliquer ce qu’elle vit, sans parvenir à sentir ce qui se passe en elle au moment où la réaction se déclenche.

Elle peut même finir par trop penser et ne plus ressentir , en analysant chaque émotion, chaque parole ou chaque relation dans l’espoir de trouver enfin l’explication qui changera tout.

Pourtant, certaines réactions ne sont pas seulement entretenues par ce que nous pensons. Elles sont également liées à ce que nous avons appris à ressentir, à anticiper ou à éviter.

Savoir que l’on n’est pas en danger ne suffit pas toujours à se sentir en sécurité

Nous pouvons savoir qu’une situation actuelle n’est pas dangereuse, tout en ressentant une peur très forte.

Nous pouvons savoir que l’autre ne cherche pas à nous abandonner, tout en paniquant lorsqu’il prend de la distance.

Nous pouvons savoir que nous avons le droit de poser une limite, tout en ressentant une culpabilité profonde au moment de dire non.

Nous pouvons comprendre qu’une remarque n’est pas une attaque, tout en sentant notre corps se tendre immédiatement.

Ce décalage est souvent difficile à vivre.

La personne se dit :

« Je sais bien que je ne devrais pas réagir comme ça. »

Mais le corps et les émotions ne se modifient pas simplement parce que le raisonnement est juste.

Une partie de nous peut avoir compris que la situation a changé, tandis qu’une autre continue à réagir à partir d’expériences plus anciennes.

Les réactions automatiques ont souvent eu une fonction

Lorsque certaines réactions se répètent, il est tentant de vouloir les supprimer au plus vite.

On cherche à moins contrôler, à moins s’attacher, à davantage s’affirmer ou à arrêter de fuir.

Mais une réaction automatique n’est généralement pas apparue sans raison.

Elle a souvent servi à quelque chose.

Se couper de ses émotions a peut-être permis de continuer à avancer lorsque ressentir était trop douloureux.

S’adapter aux autres a peut-être aidé à conserver une place dans la relation.

Tout contrôler a peut-être permis de limiter l’imprévisibilité.

Rester sur ses gardes a peut-être été nécessaire dans un environnement où l’on ne se sentait pas suffisamment en sécurité.

Certaines expériences peuvent ainsi continuer à se manifester sous la forme de tensions, de peurs ou de réactions corporelles. C’est notamment ce que j’aborde dans ma page consacrée au traumatisme émotionnel et à la mémoire du corps .

Avant de chercher à enlever une protection, il est donc important de comprendre ce qu’elle cherche encore à éviter.

Pourquoi la volonté seule atteint parfois ses limites

On peut réellement souhaiter changer et ne pas y parvenir immédiatement.

Cela ne signifie pas que l’on ne fait pas assez d’efforts.

Prenons l’exemple d’une personne qui souhaite poser davantage de limites.

Elle peut avoir préparé sa phrase, compris l’importance de dire non et décidé de ne plus s’oublier.

Mais au moment de répondre, son ventre se serre. Sa voix devient hésitante. Elle imagine déjà la déception de l’autre, sa colère ou son éloignement.

Elle finit par accepter.

Le problème n’est pas qu’elle ne connaît pas la bonne réponse.

Elle sait ce qu’elle voudrait dire. Mais elle ne se sent pas encore suffisamment en sécurité pour supporter ce que son refus pourrait provoquer.

Le changement ne consiste donc pas seulement à adopter un nouveau comportement. Il demande aussi de pouvoir traverser les émotions et les sensations qui apparaissent lorsque l’on essaie de faire autrement.

Quand on se juge de ne pas réussir à changer

Comprendre sans parvenir à agir autrement peut devenir très décourageant.

La personne peut avoir l’impression d’être son propre obstacle.

Elle se reproche ses réactions, ses hésitations ou les choix qu’elle répète.

Elle pense parfois :

« Je sais pourtant que cette situation me fait du mal. »

« Pourquoi est-ce que je retombe encore là-dedans ? »

« Pourquoi est-ce que je gâche ce qui pourrait me faire du bien ? »

Plus elle se juge, plus elle entre en conflit avec elle-même.

Une partie souhaite avancer, tandis qu’une autre freine ou revient vers ce qui est connu.

Ce fonctionnement peut parfois être vécu comme de l’ auto-sabotage . Pourtant, il est souvent plus juste de se demander ce que cette partie redoute dans le changement.

Changer peut signifier perdre un repère, affronter l’inconnu, prendre un risque ou ne plus bénéficier d’une protection ancienne.

Même une situation insatisfaisante peut sembler plus rassurante qu’une situation nouvelle.

Une transformation passe aussi par l’expérience

Pour qu’un changement devienne plus profond, il ne suffit pas toujours de recevoir une nouvelle explication.

Il est souvent nécessaire de vivre une expérience différente.

Une personne qui redoute le conflit peut avoir besoin d’expérimenter qu’elle peut exprimer un désaccord sans perdre le lien.

Une personne qui se sent obligée de tout contrôler peut avoir besoin de découvrir qu’elle peut relâcher légèrement sa vigilance sans être immédiatement mise en danger.

Une personne qui a appris à cacher ses émotions peut avoir besoin de sentir qu’elles peuvent être accueillies sans jugement ni débordement.

Ces expériences ne se décrètent pas.

Elles se construisent progressivement, dans un cadre où la personne peut rester en contact avec ce qu’elle ressent sans être forcée ni submergée.

Le corps découvre alors, petit à petit, qu’une autre réponse est possible.

Le corps comme point d’appui

Dans la thérapie psychocorporelle, nous ne cherchons pas à abandonner la compréhension.

La parole et la réflexion gardent toute leur importance.

Mais nous prenons aussi le temps d’observer ce qui se passe concrètement dans l’instant.

Que se produit-il dans le corps lorsque vous envisagez de dire non ?

Où sentez-vous la peur lorsque l’autre s’éloigne ?

Que se passe-t-il dans votre respiration lorsque vous vous sentez critiqué·e ?

Quel mouvement apparaît, puis se retient ?

Qu’auriez-vous besoin de faire ou de dire si vous vous sentiez suffisamment en sécurité ?

Le corps n’apporte pas une réponse magique. Il donne accès à une partie de l’expérience que l’analyse seule ne permet pas toujours de rencontrer.

Une tension peut signaler une limite.

Un blocage peut indiquer une peur.

Une sensation d’oppression peut révéler tout ce qui n’a pas encore trouvé de mots.

Il ne s’agit pas de provoquer une émotion

Travailler avec le ressenti ne signifie pas rechercher une réaction intense.

Il n’est pas nécessaire de revivre brutalement son passé, de forcer une émotion à sortir ou de dépasser ses limites pour qu’un travail soit profond.

Dans mon approche, le rythme de la personne est essentiel.

Certaines transformations se produisent dans des mouvements très discrets :

sentir que l’on a envie de reculer ;

reconnaître une colère avant qu’elle n’explose ;

oser interrompre un exercice ;

dire que quelque chose ne convient pas ;

rester quelques instants avec une émotion habituellement évitée.

Ces expériences peuvent sembler modestes. Pourtant, elles permettent de remettre du choix là où il n’y avait auparavant qu’une réaction automatique.

Passer de la compréhension à l’intégration

Intégrer ne signifie pas oublier son histoire ni ne plus jamais réagir.

Cela signifie que ce qui a été compris peut progressivement devenir une expérience intérieure plus stable.

Je ne sais plus seulement que j’ai le droit de dire non : je commence à le sentir.

Je ne sais plus seulement que je ne suis pas responsable de toutes les émotions des autres : je peux supporter leur déception sans m’effondrer.

Je ne sais plus seulement que le passé est terminé : mon corps commence à réagir davantage à ce qui se passe aujourd’hui.

Cette évolution prend du temps.

Elle se construit à travers de nouvelles expériences, répétées dans un cadre suffisamment sécurisant pour que les anciennes protections puissent peu à peu s’assouplir.

Quand comprendre ne suffit plus

Comprendre son histoire reste une étape importante.

Cela permet de donner du sens, de reconnaître ses blessures et de regarder ses réactions avec davantage de bienveillance.

Mais la transformation ne se produit pas uniquement dans la tête.

Elle se construit aussi dans la manière de ressentir, d’habiter son corps, d’entrer en relation et de traverser ce qui semblait jusque-là trop difficile.

Dans mon accompagnement, je ne cherche pas à vous apprendre à mieux contrôler vos réactions.

Je vous propose plutôt d’explorer ce qui les déclenche, ce qu’elles protègent et ce dont vous auriez besoin pour qu’une autre réponse devienne possible.

Je vous accueille à Ploemeur, près de Lorient, dans le respect de votre histoire, de vos limites et de votre rythme.

Découvrir les séances de thérapie psychocorporelle , tout en paniquant lorsqu’il prend de la distance.

Nous pouvons savoir que nous avons le droit de poser une limite, tout en ressentant une culpabilité profonde au moment de dire non.

Nous pouvons comprendre qu’une remarque n’est pas une attaque, tout en sentant notre corps se tendre immédiatement.

Ce décalage est souvent difficile à vivre.

La personne se dit :

« Je sais bien que je ne devrais pas réagir comme ça. »

Mais le corps et les émotions ne se modifient pas simplement parce que le raisonnement est juste.

Une partie de nous peut avoir compris que la situation a changé, tandis qu’une autre continue à réagir à partir d’expériences plus anciennes.

Les réactions automatiques ont souvent eu une fonction

Lorsque certaines réactions se répètent, il est tentant de vouloir les supprimer au plus vite.

On cherche à moins contrôler, à moins s’attacher, à davantage s’affirmer ou à arrêter de fuir.

Mais une réaction automatique n’est généralement pas apparue sans raison.

Elle a souvent servi à quelque chose.

Se couper de ses émotions a peut-être permis de continuer à avancer lorsque ressentir était trop douloureux.

S’adapter aux autres a peut-être aidé à conserver une place dans la relation.

Tout contrôler a peut-être permis de limiter l’imprévisibilité.

Rester sur ses gardes a peut-être été nécessaire dans un environnement où l’on ne se sentait pas suffisamment en sécurité.

Certaines expériences peuvent ainsi continuer à se manifester sous la forme de tensions, de peurs ou de réactions corporelles. C’est notamment ce que j’aborde dans ma page consacrée au traumatisme émotionnel et à la mémoire du corps.

Avant de chercher à enlever une protection, il est donc important de comprendre ce qu’elle cherche encore à éviter.

Pourquoi la volonté seule atteint parfois ses limites

On peut réellement souhaiter changer et ne pas y parvenir immédiatement.

Cela ne signifie pas que l’on ne fait pas assez d’efforts.

Prenons l’exemple d’une personne qui souhaite poser davantage de limites.

Elle peut avoir préparé sa phrase, compris l’importance de dire non et décidé de ne plus s’oublier.

Mais au moment de répondre, son ventre se serre. Sa voix devient hésitante. Elle imagine déjà la déception de l’autre, sa colère ou son éloignement.

Elle finit par accepter.

Le problème n’est pas qu’elle ne connaît pas la bonne réponse.

Elle sait ce qu’elle voudrait dire. Mais elle ne se sent pas encore suffisamment en sécurité pour supporter ce que son refus pourrait provoquer.

Le changement ne consiste donc pas seulement à adopter un nouveau comportement. Il demande aussi de pouvoir traverser les émotions et les sensations qui apparaissent lorsque l’on essaie de faire autrement.

Quand on se juge de ne pas réussir à changer

Comprendre sans parvenir à agir autrement peut devenir très décourageant.

La personne peut avoir l’impression d’être son propre obstacle.

Elle se reproche ses réactions, ses hésitations ou les choix qu’elle répète.

Elle pense parfois :

« Je sais pourtant que cette situation me fait du mal. »

« Pourquoi est-ce que je retombe encore là-dedans ? »

« Pourquoi est-ce que je gâche ce qui pourrait me faire du bien ? »

Plus elle se juge, plus elle entre en conflit avec elle-même.

Une partie souhaite avancer, tandis qu’une autre freine ou revient vers ce qui est connu.

Ce fonctionnement peut parfois être vécu comme de l’auto-sabotage. Pourtant, il est souvent plus juste de se demander ce que cette partie redoute dans le changement.

Changer peut signifier perdre un repère, affronter l’inconnu, prendre un risque ou ne plus bénéficier d’une protection ancienne.

Même une situation insatisfaisante peut sembler plus rassurante qu’une situation nouvelle.

Une transformation passe aussi par l’expérience

Pour qu’un changement devienne plus profond, il ne suffit pas toujours de recevoir une nouvelle explication.

Il est souvent nécessaire de vivre une expérience différente.

Une personne qui redoute le conflit peut avoir besoin d’expérimenter qu’elle peut exprimer un désaccord sans perdre le lien.

Une personne qui se sent obligée de tout contrôler peut avoir besoin de découvrir qu’elle peut relâcher légèrement sa vigilance sans être immédiatement mise en danger.

Une personne qui a appris à cacher ses émotions peut avoir besoin de sentir qu’elles peuvent être accueillies sans jugement ni débordement.

Ces expériences ne se décrètent pas.

Elles se construisent progressivement, dans un cadre où la personne peut rester en contact avec ce qu’elle ressent sans être forcée ni submergée.

Le corps découvre alors, petit à petit, qu’une autre réponse est possible.

Le corps comme point d’appui

Dans la thérapie psychocorporelle, nous ne cherchons pas à abandonner la compréhension.

La parole et la réflexion gardent toute leur importance.

Mais nous prenons aussi le temps d’observer ce qui se passe concrètement dans l’instant.

Que se produit-il dans le corps lorsque vous envisagez de dire non ?

Où sentez-vous la peur lorsque l’autre s’éloigne ?

Que se passe-t-il dans votre respiration lorsque vous vous sentez critiqué·e ?

Quel mouvement apparaît, puis se retient ?

Qu’auriez-vous besoin de faire ou de dire si vous vous sentiez suffisamment en sécurité ?

Le corps n’apporte pas une réponse magique. Il donne accès à une partie de l’expérience que l’analyse seule ne permet pas toujours de rencontrer.

Une tension peut signaler une limite.

Un blocage peut indiquer une peur.

Une sensation d’oppression peut révéler tout ce qui n’a pas encore trouvé de mots.

Il ne s’agit pas de provoquer une émotion

Travailler avec le ressenti ne signifie pas rechercher une réaction intense.

Il n’est pas nécessaire de revivre brutalement son passé, de forcer une émotion à sortir ou de dépasser ses limites pour qu’un travail soit profond.

Dans mon approche, le rythme de la personne est essentiel.

Certaines transformations se produisent dans des mouvements très discrets :

sentir que l’on a envie de reculer ;

reconnaître une colère avant qu’elle n’explose ;

oser interrompre un exercice ;

dire que quelque chose ne convient pas ;

rester quelques instants avec une émotion habituellement évitée.

Ces expériences peuvent sembler modestes. Pourtant, elles permettent de remettre du choix là où il n’y avait auparavant qu’une réaction automatique.

Passer de la compréhension à l’intégration

Intégrer ne signifie pas oublier son histoire ni ne plus jamais réagir.

Cela signifie que ce qui a été compris peut progressivement devenir une expérience intérieure plus stable.

Je ne sais plus seulement que j’ai le droit de dire non : je commence à le sentir.

Je ne sais plus seulement que je ne suis pas responsable de toutes les émotions des autres : je peux supporter leur déception sans m’effondrer.

Je ne sais plus seulement que le passé est terminé : mon corps commence à réagir davantage à ce qui se passe aujourd’hui.

Cette évolution prend du temps.

Elle se construit à travers de nouvelles expériences, répétées dans un cadre suffisamment sécurisant pour que les anciennes protections puissent peu à peu s’assouplir.

Quand comprendre ne suffit plus

Comprendre son histoire reste une étape importante.

Cela permet de donner du sens, de reconnaître ses blessures et de regarder ses réactions avec davantage de bienveillance.

Mais la transformation ne se produit pas uniquement dans la tête.

Elle se construit aussi dans la manière de ressentir, d’habiter son corps, d’entrer en relation et de traverser ce qui semblait jusque-là trop difficile.

Dans mon accompagnement, je ne cherche pas à vous apprendre à mieux contrôler vos réactions.

Je vous propose plutôt d’explorer ce qui les déclenche, ce qu’elles protègent et ce dont vous auriez besoin pour qu’une autre réponse devienne possible.

Je vous accueille à Ploemeur, près de Lorient, dans le respect de votre histoire, de vos limites et de votre rythme.

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